Information grand public

Directives anticipées

Que votre maladie soit bénigne ou maligne, pour faire connaître vos souhaits relatifs à la fin de vie vous pouvez rédiger des directives anticipées1.

Comme il n’est pas aisé de penser à sa fin de vie, ni d’envisager le jour où l’on ne sera plus en mesure d’exprimer sa volonté, la loi offre la possibilité d’y réfléchir en amont.

Essayez d’en parler avec vos proches, c’est le meilleur moyen pour faire connaître vos volontés.

Les directives anticipées peuvent être rédigées par écrit par toute personne qui souhaite faire connaître sa volonté concernant sa fin de vie et les conditions de limitation ou d’arrêt de traitement.

Elles sont révocables à tout moment et ne sont valables que pour une durée de 3 ans.

Le médecin en tient compte pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement concernant le patient. Elles n’ont donc pas de force obligatoire mais seront une indication de votre volonté pour l’équipe soignante qui vous prendra en charge.

Les différents membres de l’équipe se tiennent à votre disposition si vous avez des questions ou si vous souhaitez en discuter avec eux.

À votre arrivée dans le service vous pourrez faire connaître votre personne de confiance et remettre vos directives anticipées à un membre de l’équipe. Un formulaire (fiche bleue) a été prévu à cet effet, que vous pouvez le télécharger ici.

¹ Loi n°2005-370 du 22 avril 2005 aux droits des malades et à la fin de vie.

 

La personne de confiance

Si vous souhaitez désigner une personne de confiance, vous devrez le faire par écrit.¹ Elle pourra vous assister en cas de besoin pour la durée de votre hospitalisation ou pour une durée plus importante selon vos souhaits.

Cette personne de confiance peut être soit un membre de votre famille, un de vos proches ou votre médecin traitant.

La personne que vous choisirez pourra à votre demande :

§  vous accompagner lors de vos démarches à l’hôpital,

§  assister aux entretiens médicaux afin de vous aider dans vos décisions,

§  elle ne recevra pas les informations que vous jugerez confidentielles.

Le rôle de la personne de confiance ne va pas au-delà, elle ne décide pas à votre place, c’est vous qui décidez avec votre médecin de votre prise en charge.

Dans l’éventualité où vous ne seriez plus en état d’exprimer votre volonté et uniquement dans ce cas-là, votre personne de confiance sera consultée par l’équipe hospitalière pour les soins que vous seriez amené à recevoir ou pour une participation éventuelle à un protocole de recherche clinique.

Le choix s’offre à vous de designer une personne de confiance, il ne s’agit nullement d’une obligation, toutefois sa désignation peut se révéler utile pour les patients atteints de maladie chronique.

Si vous faites ce choix, parlez-en avec la personne que vous avez choisie afin qu’elle accepte de remplir cette mission et qu’elle soit en mesure de relayer au mieux votre point de vue si cela s’avère nécessaire.

Vous pouvez mettre fin à cette désignation à tout moment en en informant le personnel soignant.

¹ Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ; décret n° 2002-637 du 29 avril 2002.